J’avais huit ans quand ma mère m’a offert mon premier disque : JB 40. Quarante chansons sélectionnées comme les meilleures de James Brown. Et ce n’est pas un hasard si son choix c’est porté sur cet album plutôt qu’un autre.Fou devant mon écran alors qu’Apollo Creed se prépare à affronter Yvan Drago. James Brown m’a mis le feu. En quelque sorte James Brown est entré dans ma vie comme Creed est entré sur le ring. De manière inattendue et fracassante… c’est l‘Amérique quoi ! Une énergie folle, des couleurs partout, des blacks qui chantent, dansent et jouent de la musique. Plus qu’une claque je me suis pris une putain de patate. Pas « du géant qui vient du froid » mais bien du « Godfather of Soul ». Et contrairement à Apollo, je m'en suis relevé.
Après le film, je me prends pour Rocky et balance des coups de poings maladroits dans le vide. Bouillant, je chante « Living In America » en même temps que je m’épuise à frapper Personne. Peu après je m’enflamme de nouveau sur une pub qui utilise « I feel good » … J’avais gardé James Brown en travers les oreilles !
Voilà comment à huit ans je me suis retrouvé à chanter « Get Up » tout seul dans ma chambre après avoir reçu le double CD. Une dizaine d'année plus tard j'ai toujours les oreilles qui sifflent...

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